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Jimmy Adjovi-Boco, de Tours à Lens ...

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 26 Mars 2009, 23:54pm

Catégories : #Saison 2008-2009 : Ligue 2


En 1991, Jean-Marc Adjovi Boco, joueur du FC Tours, était transféré à Lens. A quelques jours d'un Lens - Tours capital en Ligue 2, le Béninois évoque son passé lensois et les espérances qui l'animent pour le club de son coeur.


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« On a du mal à affirmer notre personnalité », « on fait la course en tête », « on gagne sans briller », « on est chahutés »… Quand il évoque le RC Lens, Jean-Marc Adjovi-Boco emploie des formules qui laisseraient croire qu’il évolue encore au sein de la défense lensoise. Demeurant désormais à Amiens, le Béninois porte toujours le bassin minier dans son cœur. Et si son projet Diambars lui accapare une belle partie de son agenda, il ne faut pas le titiller trop longtemps pour l’entendre revenir sur ses années Sang et Or. Il se remémore notamment cette arrivée en Artois en 1991 en provenance de … Tours. « Je me souviens de cette signature dans le Pas-de-Calais. La saison allait reprendre. J’étais sur le point de signer au Racing Paris, en division 3. Mais j’avais connu Arnaud Dos Santos à Rouen. L’entraîneur lensois avait suivi mon évolution.  Lens venait d’apprendre son repêchage en Ligue 1. Il m’a proposé de venir compléter l’effectif ».
 
Si aujourd’hui, Jimmy fait partie de la légende de Bollaert, il n’oublie pas que tout ne fut pas rose tout de suite. Il en rigole même. « J’avais débuté par une défaite en amical face à Lille (0-3). Je n’avais pas été bon et Gervais Martel ne voulait pas que je signe. On m’a tout de même offert une deuxième chance face à Auxerre. Pour la première fois de ma vie, on m’a fait jouer arrière gauche. En face, il y avait Christophe Cocard. J’ai réalisé une excellente prestation. Gervais est descendu dans les vestiaires et m’a engagé. Quelques jours plus tard, pour mon premier match de championnat, je me faisais expulser au bout de douze minutes de jeu…». S’en suivit une belle et franche histoire d’amour avec le public lensois. Elle dura jusqu’en 1997.
 
« Bâtir sur les valeurs du public »
 
Aujourd’hui âgé de 45 ans, l’ancien Tourangeau reste un fervent supporter artésien : « J’espère que cette descente en Ligue 2 sera un mal pour un bien, qu’elle aura permis à chacun de se poser les bonnes questions. Mais je suis confiant. Voir que des personnes comme Gervais Martel, Jean-Guy Wallemme, Christophe Delmotte, Eric Sikora ou Daniel Leclercq sont présentes, cela montre une vraie envie de retrouver ces valeurs lensoises. Malgré les impératifs du foot moderne, Lens ne doit pas avoir peur de bâtir sur les valeurs véhiculées par les 30 000 personnes qui garnissent ses tribunes ».
 
Même s’il sera au Sénégal lundi soir, Jean-Marc Adjovi-Boco suivra ce Lens-Tours avec attention. « J’ai joué sous les couleurs tourangelles de 1988 à 1991. J’y ai passé trois superbes années. La ville est très agréable. Les gens n’étaient pas des férus de football. On devait batailler pour exister puisque les clubs de rugby ou de basket marchaient bien. Les Tourangeaux s’intéressaient au foot mais cela ne déchaînait les passions. J’en garde malgré tout un très bon souvenir. Maintenant, il faut être clair : lundi, je serai à fond derrière le Racing. Si mon passage en Indre-et-Loire fut intéressant, il n’est en rien comparable à mon époque lensoise. Il n’y a même pas photo entre les deux. Lors du match aller, on avait subi la loi de nos adversaires. J’espère que nos joueurs auront à cœur de laver cet affront ». « On » l’espère tous Jimmy !
 

Grégory Lallemand