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Interview Olivier Giroud avant Strasbourg

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 17 Avril 2009, 00:10am

Catégories : #Saison 2008-2009 : Ligue 2


Olivier Giroud, attaquant du Tours FC : « Le droit de rêver »


Par un curieux raccourci du destin, l’attaquant tourangeau Olivier Giroud, qui avait malencontreusement fracturé le péroné de Quentin Othon et été expulsé lors de la déroute de son club à l’aller à la Meinau (4-0), est blessé et ne jouera pas contre le Racing ce soir. Mais il avoue sans forfanterie les ambitions du TFC.



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C’était le 7 novembre à la Meinau. Sur un tacle dépourvu d’intention maligne, l’attaquant tourangeau Olivier Giroud blessait grièvement le latéral gauche strasbourgeois Quentin Othon à la 35e. Plus de cinq mois plus tard, le Racingman poursuit son programme de reprise et avoue ne pas nourrir de rancœur (voir ci-contre). Le buteur tourangeau (13 buts cette saison – 8 en 19 matches de L 2, 5 en Coupe de France) est, lui, dans le plâtre pour une entorse de la cheville droite doublée d’un arrachement osseux. Il revient ici sur l’accident du match aller et évoque l’appétit d’un Tours FC promu.


Olivier, c’est sûr, vous ne jouerez pas vendredi contre Strasbourg ?

Ça oui. Je suis plâtré et ne rejouerai pas avant trois semaines ou un mois. En fait, je m’étais déjà blessé trois jours après notre victoire sur Nîmes, au tout début de notre invincibilité de 8 matches (Ndlr : 6 victoires, 2 nuls). J’ai ensuite rejoué en réserve, puis suis entré contre Clermont et Angers. Face aux Angevins (3-1), j’ai marqué. Mais à la 92e, en prenant mon impulsion sur un duel aérien anodin, j’ai marché sur le pied d’un adversaire et malgré le strapping, ma cheville a tourné.


Malgré tous ces pépins, vous réalisez la meilleure saison de votre jeune carrière…

Oui, j’avais déjà prouvé pas mal de choses en National lors de mon prêt à Istres l’an passé. J’ai quitté Grenoble, où je ne pensais pas avoir le temps de jeu que j’espérais, pour prouver en L2 avec Tours où je me suis engagé trois ans. Je suis vraiment bien tombé. Et je suis déçu et frustré de ne pas pouvoir jouer ce match retour contre Strasbourg. Après ce qui s’est passé à l’aller, c’est toute l’ironie du sort.


Quentin Othon assure ne pas vous en vouloir…

J’espère qu’il va bien. Au téléphone, nous nous sommes dit les choses. Tout est clair. C’était un fait de jeu malheureux dont nous avons tous deux été victimes, lui le premier évidemment. Sur l’action, l’arbitre siffle à peine faute. Lorsque je me relève, je lui dis qu’il n’y a pas grand-chose, que je touche le ballon, ce que montrent les images. Je me retourne alors et vois Quentin appeler l’arbitre et lui dire : « Ma jambe ! » A l’image, on voit bien que je suis choqué. L’arbitre (Damien Ledentu) brandit alors le rouge. Après la rencontre, je suis allé lui dire qu’il n’y avait rien d’intentionnel et que sur le coup, je ne m’étais même pas rendu compte de la gravité de la blessure. Il m’a répondu : « M. Giroud, votre tacle est de ceux qu’on voit tous les week-ends. Vous avez eu la malchance que sa jambe reste coincée sous votre poids. J’ai juste appliqué le règlement. » Il a bien fait de me sortir. De toute façon, je ne sais pas si j’aurais eu la force de continuer.


Entre votre expulsion et la claque 4-0, le match aller est-il encore profondément ancré dans les mémoires tourangelles ?

Il a bien fallu passer à autre chose. Mais nous gardons à l’esprit ce match où Strasbourg ne nous a pas fait de cadeau et nous a mis deux buts dans les 5 premières minutes. Nous étions alors 5es et nous nous sommes peut-être un peu emballés. Nous en avons tiré les leçons et vendredi, nous aurons un bon coup à jouer. Après le 4-1 reçu lundi à Lens, les Strasbourgeois vont peut-être arriver chez nous avec un peu d’appréhension.


D’autant que vous êtes sur une grosse dynamique…

Oui, en ce moment, on a l’impression qu’il ne peut pas nous arriver grand-chose. En plus, à domicile, nous sommes poussés par notre public (1) et marchons bien contre les grosses cylindrées.


Rêvez-vous sincèrement d’une montée en L1 ?

Si nous avions le bonheur de gagner vendredi, nous reviendrions à 3 points de Strasbourg, donc de l’accession, avant notre 2e réception consécutive contre Guingamp. Et nous devons encore accueillir Boulogne et Montpellier. Notre coach Daniel Sanchez nous a dit que si nous étions encore dans le coup à 3 ou 4 matches de la fin, nous aurions le droit de rêver.


(1) Tours est la meilleure équipe de L2 à domicile, avec 35 points sur 45.

 

 

L'Alsace - Stéphane Godin


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