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Jérémy Sopalski saisit sa chance !

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 17 Août 2009, 15:58pm

Catégories : #Saison 2009-2010 : Ligue 2


L'athlétique gardien venu de Rodez a réussi son retour en Ligue 2. Le TFC possède deux bons goals, lui et Salin.
 

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Disons le crûment. Il existait un léger flou artistique mâtiné de doute sur le poste de gardien de but. L'exercice précédent avait entretenu le mystère avec une valse à quatre temps entre Jehle, Deichelbohrer, Ribeiro et Salin. Ce poste de spécialiste a ses lois, notamment un besoin de constance, de repères et surtout des incertitudes à bannir.
Romain Salin avait levé un coin du voile en attaquant de belle manière la saison avant d'être stoppé par un genou récalcitrant. Le grand blond avec deux chaussures noires s'y est collé, sans état d'âme. Levant les dernières interrogations, Jérémy Sopalski s'est engouffré dans la brèche, surpris qu'on soit surpris par ses performances. Faisant comprendre au plumitif de service qu'il n'est pas né de la dernière couvée !
« J'ai 28 ans, un vécu en L1, L2 et National. Je me connais, je sais où je suis, C'est un niveau que j'ai pratiqué, donc je ne partais pas dans l'inconnu et on retrouve vite ses sensations. »
 
Trois matchs en huit jours

 
Quelques interventions bien senties contre Nîmes ont néanmoins rassuré ceux qui avaient besoin encore de l'être : supporters, partenaires, journalistes. Contre Dijon, le grand Sopalski a enfoncé le clou, réalisant un sans-faute.
Encore que conformément à la nature des gardiens qui ont horreur du vide (et de prendre des buts), il s'interroge : « Il faudra que je revoie les images à la télé. Je repousse le ballon dans les pieds de Ribas, je ne sais pas si je peux le maîtriser… » On le rassure, il ne pouvait pas faire autrement, livré à lui-même, tout est allé trop vite.
On préfère s'appesantir sur sa parade de la dernière seconde. Sans elle, le TFC aurait connu sa première défaite du championnat.
« C'est un simple réflexe. Je vois le ballon arriver au dernier moment… » Temps de réaction au dixième de seconde. Une seconde de trop et le gardien reste sur ses appuis, les talons enracinés dans le sol, il n'a plus que ses yeux pour pleurer et… Dijon prend trois points. Le gardien travaille parfois sans filet.
Il n'en dira pas plus, n'aimant pas trop s'étendre sur son cas. « Franchement, ça me dérange. Je préfère qu'on parle du collectif. J'ai bien aimé notre réaction une fois menés au score. J'ai signé à Tours parce que je suis convaincu qu'on peut vraiment faire quelque chose ici. » Il dira un mot sur sa « nounou » : « On travaille bien avec André Biancarelli, l'entraîneur des gardiens de but. L'osmose est là. »
Après le match où le TFC a soufflé le chaud et le froid, au pied d'un bus klaxonnant dans la nuit d'encre bourguignonne, le gardien aux yeux clairs pensait à une seule chose : récupérer. « C'est un gros début de championnat : on enchaîne sur Le Havre et Laval. Trois matchs en une semaine. On n'a pas le temps de cogiter, il faut jouer, sans se poser de question. » Sachant que le nul pris à Dijon permettra au groupe de Daniel Sanchez d'aborder Le Havre avec davantage de confiance, avec un gardien qui détient les clefs de la maison bleue. Toujours ça de gagné.


La Nouvelle République - Jean-Éric Zabrodsky