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Interviews Tenema N'Diaye avant Tours FC - FC Nantes

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 4 Octobre 2009, 22:01pm

Catégories : #Saison 2009-2010 : Ligue 2


Tenema N'Diaye, attaquant du FC Nantes et ancien tourangeau : « Je reviendrai passer une ou deux saisons à Tours. Sûr. »



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Poussé sur le banc, l'attaquant malien, Ténéma N'Diaye, évoque son mal être et son envie d'être aligné pour les retrouvailles avec son ancien club.

Souvenirs de Tours. « Deux ans formidables, avec notamment l'accession en Ligue 2, surtout que j'ai inscrit le but de la montée lors du dernier match contre Laval. Je n'ai pas oublié. Cela s'est accompagné d'une grosse fête avec le président et les dirigeants ! Tours, c'est un petit Nantes. J'ai apprécié les gens, leur amour du foot. Au bout de six mois, j'étais le chouchou de la Vallée du Cher. Avant d'arrêter ma carrière, je repasserai une ou deux saisons à Tours. Sûr. »

Daniel Sanchez. « Il est trop calme ! Il est moitié Africain dans sa manière de se comporter. Quelqu'un de discret, de gentil. En match, il ne va pas te crier dessus, il reste sur son banc tranquillement. Tu l'entends seulement à la mi-temps. »


Le secret de Tours. « Malgré tous les départs, ils ont su effectivement rebondir. C'est la patte Max Marty (manager général) et Yvon Augustin (directeur administratif), deux mecs intelligents, du milieu, qui savent recruter. Je ne suis pas étonné. Max, c'était un père, un frère. »


Le duo N'Diaye-Keserü. « J'avais entendu parler de lui par Bocundji (Ca) et Mamadou (Diallo) avant qu'il n'arrive à Tours. Ils m'ont dit : tu verras, c'est un bon joueur, pas de problème, tu pourras évoluer avec lui. Après deux ou trois jours d'entraînement, je savais effectivement qu'il allait nous aider. Claudiu, c'est quelqu'un de généreux, qui joue simple, qui ne complique pas son jeu. Je ne m'inquiète pas pour lui. »


Le pari des onze buts. « Mon objectif consiste toujours à passer la barre des onze buts et à faire mieux que l'an dernier. La saison est encore longue. Je suis revenu du Mali avec des problèmes de santé. N'étant pas à 100 %, il me paraissait normal, alors, de ne pas jouer. Ça va venir. »


Son retour sur le banc. « J'ai vécu pire en Tunisie avec Otto Pfister. J'étais à sept buts en huit rencontres, et lui, m'a mis sur le côté (silence). Là, à Nantes, au début, je me posais des questions, je ne comprenais plus rien au football. C'était dur. Tu en es à quatre réalisations en quatre matches et tu vas sur le banc. Et puis, je me suis dit : il ne faut pas que tu restes dans cet état, reconcentre-toi. Je n'ai pas eu d'explications, que ce soit le coach, son adjoint... Je ne discute pas. J'ai confiance en moi et en mes qualités. De toute façon, dans ce milieu, je n'attends de cadeaux de personne. Je bosse. Pour l'instant, je prends sur moi, je garde beaucoup. Ça fait deux mois que je suis là, donc je ne dis rien, mais certains ont senti que cela me pesait. De temps en temps, je vois comment les choses se déroulent sur le terrain. Ça fout les boules. Parfois, je me dis : on ne traite pas tout le monde de la même façon. La concurrence est un peu faussée. Certains ont un nom, plus d'expérience... Le jour où je vais exploser, j'exploserai sur le terrain. Les gens verront la vérité. Je parlerai avec mes pieds. »


Le match de lundi. « Je suis prêt à 100 %. J'ai bien bossé, je me suis bien entraîné, je suis concentré. Après, on verra. »

 

Source : C. Delacroix - Ouest France


Seconde interview de l'attaquant malien Tenema N'Diaye.



Quels souvenirs gardez-vous de Tours ?

« L'accession en L2, la descente en National. Ah, c'est sympa de monter ! En plus, je marque le but décisif contre Laval. Je ne peux pas l'oublier. On avait fait une grosse fête. J'ai passé de bons moments à Tours mais je ne regrette pas d'être parti. »


La saison passée, votre duo avec Keserü fonctionnait à merveille. Êtes-vous nostalgique ?

« Un peu, oui. Claudiu s'est vite adapté. Il m'a fait du bien. On s'entendait très bien. »


Vous ne jouez pas depuis quatre journées. Comment vivez-vous cette période ?

« Je ne change pas. Je dis toujours : je suis là. À un moment, je suis revenu du Mali avec un petit problème de santé. Je n'étais pas à 100 %. Normal, dès lors, de ne pas jouer. Ça va venir. »


Mais, moralement, n'est-ce pas dur d'être soudainement écarté, surtout après avoir inscrit 4 buts...

« J'ai vécu pire en Tunisie (à Sfax). Du coup, je ne suis pas déstabilisé. Je suis toujours concentré. C'est vrai, au début, c'était dur. Je me suis posé la question : « Pourquoi je me retrouve sur le banc ? » Je me suis dit : « Je ne comprends plus rien au foot. » Au bout du compte, je me dis de ne pas rester dans cet état, de m'entraîner, d'être concentré... »


Vous disiez, avant-hier (à un confrère), que la concurrence était un peu faussée...

« C'est vrai. Les gens qui sont là, ce sont des noms. Ils ont plus d'expérience que nous, donc, c'est obligé (sic). On les regarde. Si ça ne marche pas, forcément, il y aura du changement. »


Mieux vaut s'appeler Darcheville que N'Diaye...

« C'est vrai (sourire). »


Avez-vous eu des explications ? En avez-vous demandées d'ailleurs ?

« Jamais. Je ne discute avec personne. Je ne fais confiance à personne. J'ai confiance en moi... Dans ce milieu, je n'attends de cadeaux de personne. »


Vous avez du caractère ?

« Oui. Je suis têtu. Trop gentil aussi. Mais quand on me prend pour un con (sic), je suis têtu. Je n'hésite pas à mal parler. Là, je garde tout pour moi. Le jour où je vais exploser, ce sera sur le terrain. Les gens verront la vérité, c'est tout. »


Vous ne pourriez pas exploser demain soir ?

« Je ne sais pas. En tout cas, je suis prêt. À 100 %. J'ai bien bossé cette semaine. Je sais que c'est chez moi. Je ne dois pas perdre. »


On a l'impression que, intérieurement, ça fume...

(rires)...


Cette situation vous pèse-t-elle dans la vie quotidienne ?

« Non. Je vois comment les choses se passent. Ça fout un peu les boules, c'est tout. Des fois, on ne traite pas tout le monde de la même façon. »


Évoquons Tours. Comment expliquez-vous leur bon parcours après, pourtant, avoir été pillé à l'intersaison ?

« Je ne suis pas étonné de leur classement. Max Marty (manager général) et Yvon Augustin (directeur administratif) sont intelligents. Ils font de bons recrutements. »


Avez-vous eu des joueurs au téléphone ?

« Oui. On s'appelle souvent. J'ai Julien François, Julien Cétout, Olivier Giroud, Youssouf Touré. On ne s'est pas chambré. Ils seront contents de me voir. »


Quel effet de revenir à la Vallée-du-Cher ?

« Ah, ce sera de l'émotion ! C'est la première fois que je suis dans cette situation. Je vais être heureux de revoir Max Marty. Il était tout pour moi : un frère, un père. Il était un peu énervé quand je suis parti. Il était déçu. »


Rejouer, un jour, à Tours, est-ce possible ?

« Oui. Mais, pour l'instant, je suis là. J'ai encore envie d'aller loin. Le jour où je déciderai d'arrêter, je passerai encore une ou deux saisons à Tours... »



Source : J-Y. Queignec - Presse Océan