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Le temps de se mettre à table !

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 23 Février 2010, 15:28pm

Catégories : #Saison 2009-2010 : Ligue 2


Le TFC est à la croisée des chemins. Dans la course à l'armement des clubs de Ligue 2, il tire avec un pistolet à eau. Ce qui inquiète, forcément…
 

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Sujet trop mineur pour en faire une montagne. Mais sujet suffisamment important pour ne pas le considérer comme une simple colline. Le Tours FC, son stade désuet, son centre de formation et son centre d'entraînement qui n'avancent pas (donc qui reculent, selon la chanson…), ses ambitions, ses envies sont au cœur de l'actualité tourangelle depuis quelques semaines et le coup de gueule de Christophe Bouchet.
 
Dans la cour des grands
 
Il y a les « pour » qui pensent que le football est un moteur indispensable sur le plan économique, social et festif, sans oublier la com'. Et il y a les « contre » qui considèrent que le jeu n'en vaut pas la chandelle, qu'il y a d'autres chats à fouetter : trop cher au moment où les finances publiques sont exsangues, mal venu car le contexte social est mauvais, philosophiquement contestable pour ceux qui préfèrent le sport de masse au sport d'élite. Sans oublier ceux qui aimeraient miser sur le volley, le rugby, le hockey ou le hand qui présentent l'avantage de coûter moins cher. On ne cherchera pas à départager les « pour » et les « contre » dont les arguments sont plaidables et sensés.
En fait, le TFC a pris une photographie de son environnement local et national. Nationalement, il est clair que la concurrence s'active. Les stades (ou les projets) poussent comme des champignons (Reims, Grenoble, Dijon, Le Havre, etc). D'autres sont déjà bien outillés comme Sedan, Guingamp, Amiens. Pourquoi ? Parce que le stade et ses alentours sont considérés comme des outils permettant aux clubs de gagner en autonomie financière, en offrant de nouvelles recettes (capacité d'accueil, loges, hôtellerie, restauration, congrès, salles, spectacles, etc).
Ces clubs se dotent aussi de centres d'entraînement et de formation, là aussi pour générer des recettes (vente de joueurs) et en préparant l'avenir à moindres frais (en alignant des jeunes en équipe fanion).
En restant inactif, le TFC a compris qu'il ne tirerait bientôt plus dans la cour des grands. Dans une ou deux saisons, il descendra en national, puis en CFA. Inéluctable. Le TFC se démène et cherche donc à associer la ville, l'agglomération et le département à son projet. La question est de savoir s'ils sont intéressés. S'ils le sont, il faut savoir à quelle hauteur, ce qui impliquera, de toute manière, un apport inévitable et important des privés. Exemple du stade Brestois qui veut ainsi lancer un projet d'un grand centre de l'ordre de 8 à 10 millions d'euros, sur fonds privés. C'est clair, c'est net, c'est précis. Mais c'est vrai (aussi) que les résultats sportifs boostent le projet…
A Tours, c'est plus flou et plus mou. Que veut-on ? Où veut-on aller ? Le plus rationnel serait de se mettre autour d'une table pour en parler. Si la discussion tourne court, le TFC aura deux options : soit il finance totalement son projet, sachant que la ville aura tout de même son mot à dire, les terrains lui appartenant. Soit le TFC ne peut pas financer son projet et le mieux, alors, serait de dire stop, d'arrêter les frais. Et on n'en parle plus. En tout cas, il faut cesser de tourner en rond et se poser les bonnes questions au lieu de vouloir faire passer l'eau de l'océan dans le chas d'une aiguille.


La Nouvelle République