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Max Marty, un manager atypique ...

Publié par TOURS FOOTBALL CLUB sur 14 Décembre 2010, 00:02am

Catégories : #Saison 2010-2011 : Ligue 2

Né au bénin, Max Marty aime à rappeler qu’il est « un citoyen du monde.» Arrivé sur la pointe des pieds en janvier 2007, l’intéressé est maintenant considéré comme l’un des hommes forts du Tours FC. Lui qui se définit également comme un « caméléon », a toujours joué la carte du mystère.

 

max marty


Après un parcours de joueur en D2, Max Marty passe ses diplômes de coach avant de se rendre compte que son destin est ailleurs : « A mon sens, le métier d’entraineur est trop réducteur. Le rôle du manager me convenait mieux. Je souhaitais être utile dans le foot. Aujourd’hui, grâce à ma fonction je peux créer du réseau social et une richesse pour le territoire. C’est un poste très utile pour faire passer ses idées. En tant que manager on est dans le quotidien et dans l’anticipation. » Un poste déjà occupée à Grenoble durant 9 ans. Grenoble justement, le manager général y a fait son retour vendredi 12 novembre à l’occasion de la 15ème journée de L2 entre Tours et la lanterne rouge : « Le retour a été un moment difficile. Comme après un premier mariage ou c’est votre femme qui est partie, pas vous. C’est toujours particulier de revenir d’autant que j’ai passé 9 ans à Grenoble : une vraie tranche de vie. » Une expérience intense qui ne l’empêche pas de porter un regard lucide sur la situation actuellement vécue par le club isérois : « Ils sont dans un schéma d’ultralibéralisme sanctionné par une crise économique forte. C’est un problème de philosophie. Selon moi, les hommes doivent être au coeur du projet.» Une quasi-décennie grenobloise riche d’enseignements pour Max Marty : « Je me suis remarié avec Tours, je n’ai jamais été aussi heureux et on va aller au bout de nos projets. Et puis, je n’oublie pas que, grâce à mon expérience grenobloise, je gagne du temps sur plein de choses à Tours. Au club, je suis très bien entouré par le coach, le président, les élus et les partenaires économiques du club. Il y a une richesse ici qui permet à l’entreprise "foot" de progresser. » Fan de l’Olympique de Marseille, l’homme a également appris de ses pairs : « Je me souviens de Pape Diouf qui me disait : « mon boulot c’est d’organiser le bordel ! » Je suis d’accord avec ça. J’ai toujours aimé la fougue et l’émotion, mais il faut savoir organiser tout ça. On a vraiment la sensation de créer du bonheur, le foot donne des émotions uniques. »

 

Des émotions uniques que l’intéressé s’attache à faire passer à ses joueurs : « avant et après le match, on tient les commandes. Mais à 20h, les joueurs sont les cadres. Si vous les considérez comme de simples ouvriers, ça ne marchera pas. Ils doivent comprendre pourquoi ils sont là. » Max Marty, lui, sait où il a posé les pieds : « Avec le respect que je dois aux Tourangeaux, j’ai besoin de m’imprégner de l’état d’esprit qui leur est propre. C’est pourquoi je vis désormais en famille ici. Selon moi, on ne joue pas au foot partout pareil. Le foot doit s’adapter à son territoire. » Le manager atypique affirme sa place dans un milieu qu'il considère toujours à l'abri des problèmes sociétaux : « Je veux construire un club qui structurellement fera partie, dans 5 ans, des 10 meilleurs clubs français. Aujourd’hui, tout peut être vicié hormis le sport. C’est le dernier endroit où il n’y a aucune influence. C’est très important car le sport reste un totem de valeurs. De mon côté, je m’efforce de casser l’image de manager typique. Je suis un homme de projet, pas un homme de coups. » Un métier à plein temps pour un manager qui ressemble plus à un passionné qu’autre chose : « je travaille 7 jours sur 7 car je n’ai pas le droit d’avoir des regrets. Je ne suis pas obligé de réussir, mais je me dois de faire le maximum. »

 

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