Malgré tout, s'il espère voir sa recrue sur pied au plus vite, Daniel Sanchez ne s'affole pas. Il faut dire que le garçon a un profil intéressant, qui peut lui permettre de prendre la succession de Laurent Koscielny (1,86 m pour 75/76 kg tous les deux !) : « M. Max (Marty) m'a raconté son histoire. Mais pourquoi ne pourrais-je pas faire pareil ? Il faut que je travaille pour retrouver mon niveau… Cela fait cinq ans que je n'ai pas pu faire de préparation physique normale. »
La « faute » à la sélection nationale tunisienne avec qui il a notamment disputé la dernière Coupe du Monde. La faute également à Feyenoord.
La sélection tunisienne en ligne de mire
Après une première bonne saison en 2004-2005 aux Pays-Bas, Karim a dû aller chercher du temps de temps de jeu sous d'autres cieux, en prêt six mois à Lecce en Italie, un an à Sivasspor en Turquie. Lassé par l'attitude des dirigeants hollandais, il a finalement rompu son contrat l'an passé. Retour à la case départ, au Club Africain de Tunis.
Là encore, un malentendu avec le coach le pousse sur le banc. « Il m'a fait jouer alors que je ne m'étais pas prêt et qu'il m'avait promis le contraire. » Résultat ? « Cela fait six mois que je n'ai pas été appelé en équipe nationale. Mais le sélectionneur m'a dit qu'il me convoquerait si je retrouvais une place de titulaire. »
L'appel du Tours FC est donc tombé à pic. « J'ai accepté sans hésiter, en baissant mon salaire. Je veux m'imposer ici, rendre la confiance que m'a donnée le club. M. Daniel m'a donné des informations tactiques. J'ai compris qu'ici, on jouait en couverture mutuelle en défense centrale. Je ne suis pas habitué à cela. Mais je vais apprendre. Je suis rapide, j'aime les duels et surtout, je n'aime pas “ jeter ” le ballon. Je sais juste que j'aurais besoin de quatre ou cinq matchs pour trouver le rythme. »
Les Tourangeaux l'espèrent aussi.
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